Catégorie | Travaux effectués

Le sacrifice d’Abraham

2 Mar 2020

Accrochage 2020-02-06-2

Les travaux se poursuivent à l’église de Tocqueville. Après la restauration de la statue extérieure du Sacré-Cœur et l’installation d’un nouvel éclairage, le tableau classé « Le Sacrifice d’Abraham » est de retour dans l’église à la suite d’une longue cure de jouvence dans l’atelier d’Agnès Archimbaud, restauratrice de tableaux à Villedieu-les-Poêles.

Ce tableau du 17e siècle, mais dont l’auteur nous reste inconnu, est inspiré d’une gravure de Egbert van Panderen, d’après Pieter de Jode (1590-1637), gravure visible au Rijksmuseum d’Amsterdam de même qu’un plat en faïence de Delft qui représente la même scène. On ignore aussi le cheminement qui l’a amené dans l’église de Tocqueville.

Il représente un épisode de la Bible (Génèse 22) :

Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en sacrifice sur la montagne que je t’indiquerai. » (…)

Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.

Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »

Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en sacrifice à la place de son fils.

Cette restauration était pilotée par la Direction Régionale des Affaires Culturelle (DRAC), qui a contribué à son financement ainsi que le Conseil Départemental de la Manche.

Plusieurs éléments suggèrent que le tableau pouvait provenir d’un retable du 17e siècle, disparu : sa relative petite taille, son thème iconographique se référant au sacrifice eucharistique, les traces de modifications de format décelées lors de sa restauration, l’absence de châssis.

A sa création, la toile était de format rectangulaire comme la gravure. A la suite d’une modification, probablement au 19e siècle, elle a été directement clouée au revers de la feuillure d’un cadre octogonal, auquel l’œuvre a été « adaptée » au détriment d’une partie importante de sa composition qui se trouve masquée.

La restauration a nécessité beaucoup d’opérations : nettoyage, consolidation des zones déchirées, comblement des manques, retouches et vernis de protection. En accord avec la DRAC, la toile a été fixée sur un châssis qui a été replacé dans le cadre, lui aussi rénové, mais qui recouvre en partie le tableau. Il sera néanmoins possible, si besoin est, en ôtant le cadre, de voir l’œuvre dans son ensemble.

Ce travail fait partie de tout un programme dont les prochaines étapes, en cours, sont la restauration du maître-autel avec son retable, son tableau « La Résurrection » et ses statues ainsi qu’une étude pour lutter contre l’humidité des murs de l’église. La commune de Tocqueville ne pourrait entreprendre tous ces travaux sans l’aide des organismes officiels, le support de la Fondation du Patrimoine, l’engagement de notre Association, et tous les généreux donateurs. Les dons effectués via la Fondation du Patrimoine donnent droit à une réduction d’impôt et peuvent être effectués directement sur le site du projet de l’église de Tocqueville  www.fondation-patrimoine.org/2244 .

Le tableau restauré
Châssis sans le cadre
Gravure à l’origine du tableau (dimensions 30 x 20 cm)
Plat de 40 cm de diamètre figurant la même scène

L’église en lumière

13 Avr 2018

Eglise de Tocqueville-éclairage avril 2017 (4)

Les travaux se poursuivent sur l’église de Tocqueville. Après la restauration de la statue extérieure du Sacré-Cœur, l’installation d’un nouvel éclairage indirect à base de 26 projecteurs Led vient de s’achever, réalisée par l’entreprise « Electricité Laurent » de St Pierre Eglise. Il vient remplacer l’installation antérieure, complètement défaillante ; seul un plafonnier sur six fonctionnait encore, les autres étaient inaccessibles, empêchant le remplacement des ampoules. Le nouvel éclairage permet une belle mise en valeur de l’édifice, avec quatre zones indépendantes : chacune des deux chapelles, le chœur, la nef et les bas-côtés. Il assure aussi, de l’extérieur, une bonne vision nocturne des vitraux, ce qui sera utilisé pour la manifestation Pierres en Lumière dans la nuit du 19 au 20 mai, ainsi que pour les illuminations de fin d’année

En 2018, il est également prévu de restaurer le tableau classé.

D’autres travaux importants font partie d’un programme pluriannuel : la poursuite de la lutte contre l’humidité, la restauration du retable du maître-autel et de son tableau.

A noter que l’église de Tocqueville est ouverte à la visite tous les jours. Cela donne l’occasion d’apprécier le travail de restauration effectué par des bénévoles de l’Association : en particulier les stalles à droite du chœur, le couvercle des fonts baptismaux, le lutrin, des stations du chemin de croix.

La commune ne pourrait entreprendre tous ces travaux sans l’aide des organismes officiels, le support de la Fondation du Patrimoine, l’engagement de notre Association et tous les généreux donateurs. Nous rappelons que les dons effectués via la Fondation du Patrimoine donnent droit à une réduction d’impôt et peuvent être effectués directement sur le site du projet de l’église de Tocqueville  www.fondation-patrimoine.org/2244 .

La statue a retrouvé son éclat

9 Jan 2018

19 e

Les travaux se poursuivent à l’église de Tocqueville. La restauration de la statue extérieure du Sacré-Cœur, qui vient de s’achever, constitue la première étape d’une nouvelle campagne de travaux prévus sur les trois prochaines années. Frédéric Rouchet, restaurateur de statues à Granville, en a été l’artisan. Cette statue en fonte de 2 mètres de haut fut érigée lors des grandes transformations de l’église à la fin du 19e siècle ; elle a retrouvé sa blancheur qui la rend particulièrement visible à ceux qui traversent le village.

L’étape suivante sera l’installation d’un nouvel éclairage à base de Led à l’intérieur de l’église, pour mieux mettre en valeur l’édifice, et en particulier les chapelles. Puis viendront la restauration d’un tableau classé, celle du maître-autel, ainsi que la poursuite de la lutte contre l’humidité.

A noter que l’église de Tocqueville est ouverte à la visite tous les jours. Cela donne l’occasion d’apprécier le travail de restauration effectué par des bénévoles de l’Association : en particulier les stalles à droite du chœur, le couvercle des fonts baptismaux, le lutrin, des stations du chemin de croix.

La commune ne pourrait entreprendre tous ces travaux sans l’aide des organismes officiels, le support de la Fondation du Patrimoine, l’engagement de notre Association et tous les généreux donateurs. Nous rappelons que les dons effectués via la Fondation du Patrimoine donnent droit à une réduction d’impôt et peuvent être effectués directement sur le site du projet de l’église de Tocqueville

www.fondation-patrimoine.org/2244 .

De nouvelles chaises pour la nef de l’église

17 Juil 2015

Nouvelles chaises installées en juillet 2105-2

Les chaises de l’église, installées il y a près de 70 ans, lorsque l’abbé Bernard était curé de Tocqueville, commençaient à présenter de sérieux signes de faiblesse, ce qui pouvait poser des problèmes de sécurité.

Notre Association, grâce aux produits de ses diverses manifestations, avec l’aide de l’ancienne association de sauvegarde du clocher de Saint Pierre Eglise (voir compte-rendu de l’Assemblée Générale 2015) et avec le soutien de la commune de Tocqueville a décidé de financer le remplacement des chaises de la nef.

Celles-ci viennent d’être installées, ce qui confère à notre église une nouvelle jeunesse !

Jusqu’à la moitié du XXième siècle, l’église de Tocqueville était équipée de bancs comme le montre la photographie ci-contre. On trouve encore de tels  bancs anciens dans plusieurs églises du Val de Saire.

Ces bancs étaient, pour certains, réservés à des familles de la commune, moyennant contribution financière. Dans ce cas elles y apposaient une plaque à leur nom; on peut toujours en voir dans certaines églises.

Restauration des vitraux : urgence !

11 Juil 2011

La priorité est actuellement pour notre association de restaurer au plus vite les derniers vitraux avant qu’ils ne se dégradent davantage et n’entrainent d’autres dégâts, sur les enduits par exemple. Il reste un vitrail à refaire dans le chœur, « Jésus bénissant les enfants », et quatre grands vitraux dans la nef.